Nouveaux enseignants

Le pasteur Le Borgne, pasteur à l'église du Mans, enseigne à l'Institut de Théologie Biblique depuis la rentrée 2007.

Pourriez-vous nous parler de votre cheminement avant votre entrée dans le ministère ?

Je suis entré dans le ministère à l'âge de 22 ans, c'était en 1985. Je me suis converti en 1983 dans l'Assemblée de Dieu de Brest. A l'époque j'étais étudiant en Histoire et c'est dans le cadre de l'université que le témoignage de l'Evangile m'a été apporté. L'un de mes camarades de classe était un chrétien de l'assemblée de Brest et c'est lui qui m'a invité pour le première fois dans l'Assemblée.

Vous avez donc vous-mêmes connu l'ITB en tant qu'étudiant. En quoi les trois années d'études vous ont-elles le plus marqué ?

Malheureusement je n'ai pas eu la chance d'être étudiant à l'ITB qui à cette époque se trouvait encore à Bièvres.

Vous imaginiez-vous un jour faire partie des enseignants à l'ITB? Dieu vous a t-il personnellement convaincu ?

J'ai toujours eu à cœur l'enseignement. J'ai eu la chance pendant huit années de diriger l'Institut Pastoral des Assemblées de Dieu du Mali près de Bamako où j'ai enseigné à plein temps. Cette expérience a été très enrichissante pour mon ministère. En rentrant en France en 2006, je me suis laissé conduire par le Seigneur. Je voulais être à son écoute et être disponible pour répondre aux besoins. C'est en juin de cette année que le Pasteur René Sanchez m'a sollicité pour le remplacer dans la dispensation des cours du Lévitique et d'Esaïe. J'ai répondu immédiatement que j'étais prêt pour ce service. Depuis très longtemps, j'avais cette conviction que le Seigneur me demanderait d'intégrer le corps professoral de l'ITB et c'est ainsi que j'ai pu donner une réponse au corps professoral de l'ITB et c'est ainsi que j'ai pu donner une réponse rapide à cette sollicitation.C'est un privilège que de pouvoir enseigner la Parole de Dieu.

Après avoir passé plus de huit ans au Mali en mission, pouvez-vous nous relater vos moments de joie et de peine ? Et ce qui vous a particulièrement marqué ?

Je veux remercier le Seigneur de m'avoir permis avec mon épouse et mes enfants, de le servir au Mali dans le cadre de l'Institut Pastoral. Pendant huit ans, nous avons eu la joie de voir des personnes venir pour étudier la parole de Dieu. Beaucoup sont aujourd'hui des pasteurs des Assemblées de Dieu du Mali ; d'autres servent dans les églises en tant qu'anciens, diacres ou diaconesses. Nous avons pu voir comment le Seigneur sait se servir des faibles moyens et des faibles ressources pour faire fonctionner un Institut Biblique. Nous avons vu sa fidélité et sa providence dans notre vie, mais aussi dans la vie des étudiants. Certes il y eut des temps difficiles mais nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu parce qu'Il nous a permis de sortir des épreuves. Aujourd'hui cet Institut a été remis entre les mains de nos frères maliens, et cela aussi c'est une grande satisfaction, car il est juste et logique que les pasteurs nationaux prennent pleinement en charge la formation dans leur pays. C'est une manière de voir aussi la conduite de Dieu dans sa gestion de son Eglise. Nous avons le sentiment que le travail accompli aura été une base solide pour le développement de l'Eglise au Mali ; pour la formation des serviteurs et des servantes du Seigneur.

 

Le pasteur Serge Renault a intégré l'équipe d'enseignants de l'Institut de Théologie Biblique à Léognan à la rentrée 2006. Faisons un peu plus connaissance...

Qui est donc Serge Renault ?

Je suis marié et père de famille, nous avons, avec mon épouse, trois enfants et deux petits enfants. Depuis 3 ans nous exerçons notre ministère à Rezé en Loire atlantique. Pasteur actuellement et missionnaire de 1994 à 2004 au Mali, je suis à plein temps depuis 1985.

Comment avez-vous été amené à venir enseigner à l'ITB ?

Notre frère Michel Freyd ne pouvait plus donner cours en 2ème année. Ayant eu l'occasion de travailler avec moi, il a donné mon nom pour le remplacer et je dispense aujourd'hui ce même cours aux étudiants de 3ème année.

Quelle est la matière enseignée ? Et pourquoi ?

J'enseigne la théologie pastorale pour les étudiants appelés à annoncer l'évangile et à conduire une assemblée dans l'avenir. J'avais déjà eu l'occasion d'apporter des cours au Mali dans un institut pastoral, ouvert depuis aux chrétiens qui souhaitent s'enrichir. J'aime beaucoup ce cours, Ce n'est pas seulement un enseignement, mais aussi mon ministère qui se prolonge auprès des étudiants. Cette matière me permet de transmettre mon vécu, les éléments transmis dans ce cours sous-tendent ce qui se passera dans le ministère ; j'ai l'impression que je répond à une attente des étudiants car je suis pasteur et cela s'est vérifié dans le concret.

Votre participation vous apporte t-elle un enrichissement dans le ministère ?

Toujours ! Car Jésus a dit qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir ; quand je donne un cours, je me prêche à moi-même avant, de plus cela encourage et cela fait chaud au coeur.

Quelles sont vos attentes pour l'avenir ?

Je suis avant tout un berger et mon cœur est pour ceux que le Seigneur m'a confié ! Je n'ai pas une vocation spécifique pour l'enseignement. Je me réjouis d'enseigner aux futurs pasteurs stagiaires, je le ferai tant que cela me sera possible et dans la mesure ou on me sollicitera pour cette tâche gratifiante.

Donnez un encouragement aux futurs étudiants pour venir étudier ici !

Personnellement, je n'ai jamais pu venir profiter de l'enseignement à l'institut, car j'étais marié, et le contexte de mon église ne me le permettait pas. J'ai néanmoins pris des cours par correspondance. Cela dit, j'encourage les j eunes gens célibataires particulièrement à venir profiter de ce temps mis à part ! C'est mieux de le faire si cela est possible.

 

Après être intervenu durant le séminaire d'hiver 2006 en donnant un aperçu de ce que l'on peut attendre de l'expression de la louange par la musique dans le culte biblique, le pasteur Patrick Berthalon a intégré l'équipe d'enseignants de l'ITB afin de partager un enseignement plus consistant. Questions....

Quel a été votre parcours ?

Je suis né en Algérie dans les années 50. Mes parents ont connu le Seigneur par le missionnaire Douglas Scott. A la suite de l'indépendance de l'Algérie en 1962, nous sommes rentrés en France. J'ai commencé à faire quelques colonies de vacances à Embrun. Ces colonies ont été le moyen de ma conversion à l'âge de 11 ans. Ensuite, j'ai rapidement eu le désir de faire quelque chose pour le Seigneur. A l'âge de 17 ans, lors d'un camp de jeunesse, le Seigneur m'a appelé à son service par une prophétie. J'en ai parlé à mon pasteur qui m'a demandé de m'occuper des ados de mon église. L'année suivante, il me demandait de commencer à prêcher. En vue du service de Dieu, j'avais le désir de me former dans une école biblique, et c'est ce que j'ai fait en allant à l'I.B.T.I. (International Bible Training Institute) en Angleterre (1976-77). Après cette année, le pasteur m'a demandé de l'aider au sein de l'église de Béziers à plein temps. Au fil des mois, je me suis rendu compte du peu de temps qu'il me restait pour prier, méditer la Parole de Dieu et étudier. Les activités du ministère étaient très nombreuses. J'ai donc pris la décision de repartir à l'école biblique en Belgique au C.T.S. (Continental Théological Séminary) pour trois années supplémentaires. En plus de mes études à l'école, j'étais stagiaire dans l'assemblée de Bruxelles, aux côtés du pasteur Alfred Amitié. Avec mon épouse, nous nous occupions de la jeunesse, de la chorale, des musiciens, et d'une oeuvre nouvelle que nous avons ouverte. Après les trois années d'école biblique, j'ai été engagé comme pasteur stagiaire à Marseille Sébastopol aux côtés du pasteur Lucien Vivier.

Comment avez-vous fait connaissance de l'I.T.B. ?

Après Marseille, j'ai été en poste à Montpellier la Paillade en tant que pasteur reconnu. Le directeur de l'I.T.B.,à l'époque, Monsieur Guy Lefilattre, m'a demandé de faire partie du comité de l'I.T.B. Quelques années plus tard, il m'a fallu quitter cette fonction car je partais pour la région parisienne. Bien que n'étant plus dans le comité de l'I.T.B., j'avais toujours à coeur la formation.

Pourquoi avez-vous choisi d'enseigner la musicologie à l'I.T.B. ?

Tout d'abord, je ne suis pas un musicien à proprement parler, mais j'ai depuis longtemps le souci de l'enseignement. En région parisienne, la pastorale Ile de France avait décidé d'offrir une formation pour les anciens, les diacres, les stagiaires et autres leaders. Etant donné ma conviction, à l'époque, de restaurer la louange et la musique dans l'église, mes collègues m'ont demandé d'enseigner sur la place de la musique dans l'église. 2 Timothée 3:16, Psaumes 149 et 150. La musique n'est pas ma spécialité ; j'aime enseigner tout ce que la Bible contient. D'ailleurs je vais enseigner l'épître aux Romains dans un autre institut. Ce sont donc les pasteurs qui m'ont recommandé à Monsieur Larroque, le directeur. Lui-même m'a invité à donner ce cours.

Votre objectif a-t-il été atteint par rapport à la place de la musique dans l'église, son importance ?

Après avoir plusieurs années enseigné ce thème, il me semble qu'il y a une prise de conscience, non seulement au niveau des pasteurs stagiaires et leaders, mais aussi au niveau des différentes communautés que j'ai visitées. De toute manière, la musique a toujours été un point de tension dans l'église, et je crois qu'elle le restera, c'est-à-dire l'objet de débats sans fin, provoquant des réactions. Quoiqu'il en soit, la musique est un merveilleux moyen de servir le Seigneur, tant dans la louange que dans l'évangélisation et l'édification. Ephésiens 5:18-20

Propos recueillis par Emmanuel Ouedraogo

 
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