la foi qui hérite des promesses
Hébreux 6 : 11-12 : « Nous désirons (…) que vous imitiez ceux qui par la foi (…) héritent des promesses. »
Si la publicité proclame que les piles électriques d’une certaine marque « ne s’usent que si l’on s’en sert », la foi, quant à elle, ne s’use pas du tout lorsqu’on s’en sert ! Bien au contraire, la foi a plutôt tendance à s’user quand on ne s’en sert pas ! Si Dieu a départi à chacun de nous une mesure de foi (Romains 12 : 3), c’est pour que nous nous en servions. Et cette mesure de foi que Dieu nous donne doit nous servir en particulier à hériter des promesses que Dieu nous a faites. Nous allons examiner quelques-unes de ces promesses bibliques et voir comment nous pouvons exercer notre foi et nous en servir pour hériter de ces promesses.
I– LA FOI… POUR SE REPOSER SUR LA PROMESSE DU SALUT
« Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Actes 16 : 31)
La foi chrétienne est la seule qui permet à l’homme perdu d’avoir l’assurance du salut. Cette assurance ne repose pas sur nos qualités, nos œuvres ou nos mérites (nous aurions alors de quoi douter !), mais elle s’appuie sur le sacrifice PARFAIT de Jésus à la croix, là où notre Sauveur a prononcé le « TOUT accompli » qui nous ouvre la porte de la vie éternelle. N’abandonnons donc pas cette assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération (Hébreux 10 : 35). Retenons-la, telle une ancre de l’âme, sûre et solide (Hébreux 6 : 19). Et si
l’ennemi veut nous faire douter, repassons dans notre cœur cette parole de l’apôtre Jean : « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5 :13). C’est alors que nous expérimenterons l’action du Saint-Esprit qui nous rendra la joie du salut (Ps. 51 : 14).
II– LA FOI… POUR SAISIR LA PROMESSE DU PARDON
« …quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés… » (Actes 10 : 43)
Quand la Bible dit que Dieu pardonne les péchés de celui qui se repent, cela ne signifie pas seulement que Dieu ne tient plus compte de nos péchés confessés, ce qui serait déjà beaucoup ! Dieu va plus loin : parce que le châtiment que méritaient nos péchés est déjà tombé sur Jésus (Esaïe 53 : 5), parce que Jésus a donné son sang pour nous (1 Jean 1 : 7), Dieu peut mettre nos péchés sous ses pieds, il peut les jeter au fond de la mer (Michée 7 : 19), les oublier (Ezéchiel 33 : 16), et même les effacer (Esaïe 43 : 25) ! Et non seulement il peut le faire, mais il le FAIT ! Cela signifie tout simplement que nos péchés passés, TOUS nos péchés passés N’EXISTENT PLUS dans la pensée de Dieu, dans la mesure où nous sommes passés par la repentance. Quelle vérité extraordinaire à proclamer à la face de l’ennemi quand il cherche à nous culpabiliser avec nos fautes confessées du passé (Apocalypse 12 : 10-11) !
III– LA FOI… POUR S'EMPARER DE LA PROMESSE DE LA VICTOIRE SUR LE PÉCHÉ
« Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous » (Romains 6 : 14)
Jésus n’est pas seulement venu sur terre et mort sur la croix pour que nous obtenions le pardon de nos péchés passés. Il est venu pour vaincre le péché, pour nous donner la victoire sur le péché. Celui qui se repent de ses péchés est pardonné, et ne doit pas demeurer ensuite dans le péché (Romains 6 : 1-2). Il doit se considérer comme mort au péché, et ne pas obéir à ses convoitises afin que le péché ne règne plus en lui (Romains 6 : 11-12). En effet, celui qui est né de Dieu ne pratique plus le péché comme par le passé, parce qu’il a reçu la semence de Dieu (1 Jean 3 : 9). Cette semence est une semence de foi qui lui permet de remporter la victoire sur le péché et de triompher de l’attrait que le monde exerce sur lui (1 Jean 5 : 4).
Saisissons donc cette victoire sur le péché qui se trouve en Jésus, et s’il nous arrive encore de chuter en chemin, confessons notre péché à Celui qui est fidèle et juste pour nous pardonner (1 Jean 1 : 9).
IV– LA FOI… POUR S'APPROPRIER LA PROMESSE DE L'AMOUR
« Avec un amour éternel, j’aurai compassion de toi, dit l’Eternel » (Esaïe 54 : 8)
Le plus grand besoin de l’être humain, c’est d’aimer et d’être aimé. L’amour humain peut nous apporter beaucoup de satisfactions, mais il ne pourra jamais nous satisfaire pleinement ; il nous déçoit quelquefois, il nous fait souffrir souvent... Seul l’amour de Dieu est parfait. Dieu est amour, et son amour pour nous est constant, fort, inconditionnel, total, immuable, éternel ! L’amour de Dieu ne dépend pas de ce que nous faisons : en agissant mal, nous pouvons attrister Dieu, mais nous ne pouvons pas affecter son amour pour nous. Dieu nous aime, tout simplement parce que nous sommes Ses enfants, Ses créatures.
Cet amour est également un amour personnel : Dieu n’aime pas seulement le monde dans son ensemble, mais Il aime chaque individu personnellement. Il nous connaît par notre nom ; notre destinée n’est pas cachée devant Lui (Esaïe 40 : 27). Voulons-nous laisser cet amour divin envahir notre être tout entier ?
V– LA FOI… POUR RECEVOIR LA PROMESSE DE LA PAIX
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jean 14 : 27)
La paix intérieure est un des biens les plus précieux que nous puissions posséder. Cette paix peut être troublée par la culpabilité, les soucis, les inquiétudes, les craintes… Un des commandements qui revient le plus souvent dans l’Ecriture est le suivant : « Ne crains point ! ». Mais comment pouvons-nous bannir la crainte quand elle nous assaille ? Dans Philippiens 4 : 6 et 7, Paul nous indique le moyen de vaincre la crainte : la prière ! Il nous enseigne que nous pouvons faire fuir ce qui trouble notre paix – l’inquiétude – en faisant connaître à Dieu TOUS nos besoins au travers de la prière, une prière accompagnée d’actions de grâce, qui sait reconnaître les bénédictions du passé pour fortifier la foi du présent. Et Paul nous assure que, si nous le faisons, nous serons alors au bénéfice de cette magnifique promesse : « la paix de Dieu qui surpasse tout intelligence gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ ».
VI– LA FOI… POUR VIVRE LA PROMESSE DE LA JOIE
« Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous » (Jean 15 : 11)
Notre Dieu est le Dieu de la joie (Néhémie 8 : 10). Jésus a même déclaré que sa joie était parfaite (Jean 17 : 13). C’est sa joie-même que Jésus désire nous communiquer : la joie du salut, la joie d’être aimé, la joie de l’héritage qui nous attend là-haut. Nous avons tant de sujets de nous réjouir en Dieu, et ces sujets de joie sont permanents ! C’est pourquoi Paul nous demande avec raison de nous réjouir toujours dans le Seigneur (Philippiens 4 : 4). Nous devrions être d’autant plus capables de nous réjouir en tout temps que Jésus nous a fait une autre merveilleuse promesse : « Nul ne nous ravira notre joie » (Jean 16 : 22). Cela signifie que le diable même ne peut pas ôter notre joie. Si nous perdons notre joie, nous en sommes donc les seuls responsables. Alors, servons le Seigneur avec joie (Ps. 100 : 2). Et si nous sentons le niveau de notre joie baisser, tournons nos regards vers Dieu, et nous redeviendrons rayonnants de joie (Ps. 34 : 6) !
VII– LA FOI… POUR ATTENDRE ACTIVEMENT L'ACCOMPLISSEMENT DE LA PROMESSE DU RETOUR DE JÉSUS
« Et lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai » (Jean 14 : 3)
Les événements troublés que nous vivons depuis plusieurs années annoncent le retour imminent de Jésus. Mais, cela change-t-il quelque chose dans notre vie de tous les jours ? Prenons-nous vraiment conscience de la proximité de ce retour ? Nous préparons-nous activement (Matthieu 24 : 44) à ce retour en veillant et priant (Marc 13 : 33) ? Ce jour risque-t-il de nous surprendre nous aussi ou de nous trouver endormis (Marc 13 : 36) ? Jésus nous demande de prendre garde à nous-mêmes, de crainte que nos cœurs ne s’appesantissent par les soucis de la vie et que ce jour ne vienne sur nous à l’improviste (Luc 21 : 34).
Ces temps sont des temps difficiles et seules la prière et la vigilance, accompagnées par la foi, nous donneront la force de résister à tous les pièges de séduction de l’ennemi et de paraître debout devant Jésus quand Il reviendra pour enlever son Eglise avec Lui (Luc 21 : 36).
CONCLUSION
Les promesses de la Parole de Dieu, ces grandes et précieuses promesses (2 Pierre 1 : 4), sont placées devant nous (c’est le sens étymologique du verbe « pro-mettre » = « mettre devant »). Que faisons-nous de ces promesses ? Voulons-nous les saisir ? Nous en emparer ? Les laisser à d’autres ? Laisser l’ennemi nous spolier de notre héritage ?
Que Dieu nous aide à imiter Abraham qui ne douta point, par incrédulité, au sujet des promesses de Dieu, mais qui se fortifia dans la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce que Dieu promet il peut aussi l’accomplir (Romains 4 : 20-21) !
René SANCHEZ
Enseignant à l'I.T.B