interview de gérard bachke : enseignant en hébreu
Pensez-vous que la formation soit importante avant de débuter dans le ministère ?
Je pense et je suis même certain qu’une bonne formation est un très grand atout pour toute personne qui a un appel sur sa vie.
Aujourd’hui, on attend un certain niveau d’une personne qui représente l’autorité « ecclésiastique ». Le temps de « l’à peu près » est révolu dans une société qui demande des formations dans tous les domaines.
Vous-même, avez-vous suivi une formation biblique avant d’être pasteur ?
Oui ! Et à mon époque peu de pasteurs pentecôtistes étaient formés en école biblique. La plupart étaient formés sur le tas. Lorsque j’ai parlé de mon appel à mon pasteur, celui-ci m’a fait comprendre de façon non équivoque qu’il fallait que je passe par une école biblique. Au début j’étais réticent, mais aujourd’hui je suis reconnaissant.
On entend dire parfois que puisque le Saint-Esprit nous inspire il est inutile de se former. Pour cela on se base sur des versets comme Jean 16/13 : « Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir ».
Que pensez-vous de cette réflexion ?
Ce passage ne veut en aucun cas dire que l’on peut se passer de l’étude de la Parole. Ailleurs dans le même évangile, il est dit clairement que le même Saint-Esprit nous rappellera les choses que Jésus a dites. En d’autres mots Dieu ne peut nous rappeler certaines choses et nous conduire par le Saint-Esprit que dans la mesure où nous connaissons cette parole et la mettons en pratique.
Pour vous qui êtes professeur d’hébreu au sein de l’ITB, en quoi cette discipline peut-elle être utile pour le service de Dieu ?
La connaissance de l’hébreu biblique (comme celle du grec d’ailleurs) nous ouvre à une meilleure compréhension à la fois du texte et de la mentalité du peuple qui s’est exprimé dans cette langue.
Même si cela n’est pas indispensable, tous ceux qui ont eu la possibilité d’acquérir cette connaissance ne l’ont pas regretté
Propos recueillis par Naomie PANDO et Marika PEDRE (étudiantes en Première année)