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Comment sortir d'une crise ?

Alain Larroque

David a connu des périodes exaltantes à cause des victoires qu’il a remportées sur les ennemis d’Israël. Cependant, il a aussi connu des temps très difficiles qui l’ont plongé dans l’abattement. À ces moments-là, David a toujours su s’en remettre à Dieu pour refaire surface et ne pas donner avantage à l’ennemi.
Ce n’est pas en vain qu’il pouvait écrire dans le Psaume 37 : 5 : « Remets ton sort à l’Éternel, confie-toi en lui et c’est lui qui agira. »

Soulignons une période de la vie de David qui l’a conduit à la dépression mais dont il est sorti vainqueur. On peut être étonné de voir de tels hommes sombrer dans la dépression alors qu’ils sont au sommet de la gloire et du succès.
Perte de tous ses biens matériels, enlèvement de ses femmes, de tout ce qui lui était cher (1 Samuel 30 : 1-8).

Il ne restait plus de Tsiklag qu’un tas de cendres. L’épreuve matérielle ou familiale peut ainsi s’abattre sur nous de manière inattendue. Elle peut être très dure, très éprouvante.

Lorsque David et tous ceux qui le suivaient, virent le triste spectacle du tas de cendres, ils se mirent à pleurer : « Alors David et le peuple qui était avec lui sanglotèrent jusqu’à ce qu’ils n’aient plus la force de pleurer. » (Verset 4).

Le désespoir les remplit à cause de la disparition de ceux qui leur étaient chers. Mais ce désespoir a ensuite engendré la révolte et le désir de vengeance : « David fut dans une grande détresse, car le peuple parlait de le lapider, parce que tous avaient de l’amertume dans l’âme. » (Verset 6).

Les amis de David sont devenus ses ennemis, lui attribuant la responsabilité de cette tragédie.

On peut comprendre sa détresse car il ne trouvait plus aucun soutien, ni aucun réconfort de la part de ceux qui avaient pourtant bénéficié de tant de bienveillance : au contraire, ils parlaient de le lapider !

Comment finit cette triste période ?

Au verset 6, il est dit : « Mais David se fortifia en l’Éternel, son Dieu. » On peut aussi traduire : « Mais David reprit courage en l’Éternel, son Dieu. »

David a pu reprendre courage car il puisait sa force, son énergie en Dieu. Il n’avait pas d’autre issue que d’avoir recours à Dieu qui est la force et le bouclier de tous ceux qui sont dans la détresse morale et spirituelle : « L’Éternel est ma force et mon bouclier. En lui mon cœur se confie, et je suis secouru… » (Psaume 28 : 7, 8).

David reprend courage en consultant l’Éternel : « Et David consulta l’Éternel en disant : Si je poursuis cette troupe, est-ce que je la rattraperai ? » (Verset 8). Il avait besoin d’y voir clair dans cette affaire. Il avait besoin d’une direction bien précise qui vienne directement de Dieu. Voilà une réaction spirituelle que nous devons avoir dans ce genre de période : au lieu de nous morfondre dans le désespoir, nous devons tourner nos regards vers le maître de l’univers, le consulter afin de prendre une bonne direction. Le chrétien qui a besoin de reprendre courage et de voir le bout de son tunnel, ne doit pas consulter un homme mais Dieu qui seul, a la clef de la délivrance et de la victoire : « Un peuple ne consultera-t-il pas Dieu ? » (Esaïe 8 : 19).

Alain Larroque
Directeur de l'Institut de Théologie Biblique